La première des contre-indications est représentée par les limites des compétences du praticien !! La relation de confiance instaurée et l'expérience clinique de l’hypnothérapeute sont primordiales.
Il est fréquent d'entendre dire qu'un thérapeute ne doit pas utiliser l'hypnose s'il ne sait pas traiter autrement le problème abordé. Ainsi il utilisera l'hypnose dans son domaine de compétence et d'expérience, et dans les limites de sa spécialité et de sa pratique quotidienne.
Les autres contre-indications habituelles sont : patients psychotiques en phase aiguë (paranoïa, schizophrénie et psychose maniaco-dépressive), les états "borderline", les patients diagnostiqué psychopathe ou pervers et les patients pathologiquement dissociés en raison d'un risque de bouffées délirantes, les dépressions mélancoliques (en raison de risque suicidaire très important).
Enfin la plus grande précaution est de rigueur avec des patients passionnément décidés à explorer leur passé à la recherche d'un abus supposé ou réel.
◙ Un réveil avec céphalées ; souvent due à un retour de transe trop rapide, il suffit souvent de repartir en transe et de prendre son temps pour revenir tranquillement.
◙ Un patient qui ne se réveille plus suite à une transe trop profonde (j’en ai trois en ce moment dans mon cabinet) … mais non, je rigole !
Donc, puisque vous serez toujours perfectible, pourquoi attendre de finir votre formation de Maître Praticien pour pratiquer l’hypnose ericksonienne ?
Il va juste falloir (et nous abordons ceci dès les bases en hypnose) que vous soyez vigilant de ne pas faire de thérapie sauvage. Par ex. nous demandons aux stagiaires en cours de praticien en hypnose de s’entrainer d’abord entre eux, de refaire les exercices plusieurs fois avec les stagiaires de la formation.
Ensuite, lorsque votre pratique s’améliorera, il vous sera proposé (individuellement, c’est toujours du cas par cas) de commencer à pratiquer avec des gens extérieurs mais en aucun cas de devenir le thérapeute de quelqu’un.
C’est simple, cela dépend du nombre de séances que l’on propose. Si vous dites à quelqu’un que vous voulez bien l’aider à régler un problème, lorsque c’est fait (qu’il y ait ou non réussite) vous n’abordez pas avec lui autre chose. Sinon, il va vite imaginer le fait qu’il peut aborder ce qu’il veut et de fait, vous devenez dans son esprit son thérapeute.
Nous aimons dire à nos stagiaires que la pratique de l’hypnose ericksonienne est plus un art qu’une science exacte. Il en est de même de la pratique de la communication en général. S’il est possible de réciter un texte de façon parfaite, ou de réparer parfaitement une voiture, il n’est pas possible de communiquer parfaitement. On peut toujours améliorer notre manière de communiquer. Donc le mot d’ordre de toutes nos formations est : pratiquez !
